Un permis de construire pour l’électricité de l’église… en toute discrétion.

Certains d’entre vous ont dû découvrir un panneau de permis de construire pour les travaux d’électricité de l’église.

En tant qu’association pour la sauvegarde du patrimoine de la commune, nous souhaitions participer à l’élaboration du cahier des charges des travaux d’électricité pour simplement donner un avis consultatif, il n’en a rien été.

Tout d’abord nous nous félicitons que les travaux d’électricité indispensables soient engagés.

Après s’être rendu en mairie pour consulter ce permis, nous avons pu en obtenir une copie informatique.

De quoi il relève :

  • Réalisation en définitif :
    • D’un TGBT (tableau général basse tension) à l’emplacement de l’ancienne chaufferie.
    • D’un tableau de commande divisionnaire mis en place dans la sacristie.
  • Réalisation en provisoire :  
    • D’une distribution horizontale des câbles gainés dans les combles sur chemins de câbles suspendus par des chainettes.
    • D’une distribution verticale des câbles ROV2 en apparent collés sur les enduits et badigeons actuels.
    • De la pose en applique des interrupteurs, prises, projecteurs LED et Blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES) à l’intérieur et dans les deux porches (48 projecteurs indirects, 4 appliques, 6 projecteurs directs 7 BAES).

Son contenu extrêmement succinct n’a pas manqué de nous interpeller, en synthèse je vous cite la conclusion de l’architecte « Cette opération vise à redonner un éclairage artificiel dans l’église. Il sera provisoire (et donc réversible) afin d’attendre une future campagne de travaux intérieurs. Seul le TGBT sera définitif ainsi que le tableau de commande ». Cela veut dire qu’après ledit tableau, toute l’installation est provisoire. Comment peut-il en être ainsi sauf à comprendre que ce provisoire est fait pour durer ! L’architecte précise « Comme il n’est pas prévu pour l’heure de travaux de restauration des intérieurs… toute la distribution électrique restera en apparent avec des câbles simplement collés sur les enduits et badigeons actuels » en illustrant son propos avec deux images qui ne déclenchent franchement pas l’enthousiasme, vous en conviendrez probablement.

Illustrations de l’architecte au permis de construire.

L’architecte argumente ce choix en précisant que c’est pour préserver les décors peints, or ces derniers sont peu nombreux, très localisés, répertoriés et de surcroit il n’y en a aucun sur les voutes où passerons la majorité des câbles.

En fait nous avons l’intime conviction que l’idée est, si par extraordinaire un jour a lieu la restauration de l’intérieur de l’église, tous les câbles seront badigeonnés de la couleur de l’enduit, et pourquoi pas, mais dans ce cas, il aurait été préférable de l’annoncer.

Nous allons donc nous retrouver avec des câbles apparents ROV2 noirs partout, à moins qu’il en existe de couleurs pour faire du ton sur ton avec le support (voir exemple ci-dessous).

Exemple de câbles ton sur ton avec le support, à priori posés sous fourreaux.

Nous avons du mal aussi à comprendre que l’on pose des projecteurs avec un aspect provisoire, ils pourraient être définitifs, sachant qu’aucun appareillage et terminaux ne sont référencés dans le permis de construire.

Enfin qu’en est-il de nos suggestions… réserve de puissance chauffage pour les évènements avec prises dédiées, éclairage par l’intérieur des vitraux, éclairage extérieur de la façade nord, rénovation de l’électricité du clocher, éclairage chauffage ou éclairage seul du cœur par une ou deux belles lustreries par exemple celles de « Natacha Mondon et Eric Pierre » (voir ci-dessous)…

Histoire de donner envie, j’avais imaginé de belles lustreries Natacha Mondon et Eric Pierre » pour le cœur, qui auraient assurées l’éclairage seul ou avec le chauffage, sûrement trop ambitieux et pas assez tendance…

L’architecte a fait le choix, dans l’air du temps, d’un éclairage généralisé par projecteurs spots LED. Le résultat peut être sobre et qualitatif (voir exemple ci-dessous). Vous jugerez le résultat à l’arrivée.

Exemple d’éclairage par spots.

Alors maintenant place aux travaux, nous l’espérons avec un bureau de contrôle et l’avis favorable du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), en débutant probablement par le démantèlement de l’ancienne chaufferie avec le dégazage de la cuve fuel, la construction d’un local TGBT aux parois à priori coupe-feu et au réaménagement de la sacristie.

En synthèse, cette installation provisoire restera, dans les faits, définitive et plus aucuns travaux de restauration ne seront engagés à court / moyen terme… tout en espérant nous tromper.

Madame la Présidente et moi-même, profitons de l’occasion pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année.

Patrick Daviot, secrétaire de l’association.

One thought on “Un permis de construire pour l’électricité de l’église… en toute discrétion.

  1. Vandebeuque

    Bonjour
    Espérons que cette rénovation « provisoire » conserve un minimum de bon sens esthétique ….
    J’ai souvent été interpellé par la laideur des installations électriques ou de chauffage dans des monuméts historiques , comme l’intérieur des chateaux par exemple…
    Merci pour ces informations,
    Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année .
    Marc

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