Chapelle de Blancheface et fête de la saint Georges; Conte de noël écrit par Claude Hézard pour ses petits-enfants.

LEGENDE DOREE  Selon Jacques de Voragine

C’était il y a longtemps, très longtemps, dans un pays très lointain où le nom ne veut rien dire à personne, la Cappadoce.

Ce pays était peuplé de barbares, de pirates et d’animaux fabuleux. Un jeune soldat du nom de Georges étudiait pour être chevalier à la cour du roi et au bout de plusieurs années de durs combats, il fut reçu chevalier et du partir au loin pour faire son épreuve définitive de qualification : Tuer un dragon ou une bête fabuleuse que l’on ne trouve que dans les contes.

Mais où trouver cette bête fabuleuse – en Afrique, peut- être – au milieu des déserts. Il partit avec son cheval blanc qui s’appelait Argalon, avec son armure et sa lance dorée. Tu laisses la mer toujours à main droite, lui avait dit un sage de son pays.

Mais au fait : Qu’est-ce que c’est un dragon ?

Il appartient à la classe des reptiles, c’est-à-dire des serpents mais possède quatre pattes, deux grandes à l’arrière sur lesquelles il peut se tenir debout et deux petites à l’avant, un peu comme certains dinosaures. Il a aussi deux petites ailes mais il ne peut pas voler et il vit souvent dans l’eau. Il a un bec coupant comme un fer d’épée, une échine tranchante et bien sur une haleine enflammée. Il crache un gaz inflammable, sulfureux et avec son bec fait des étincelles qui enflamment le gaz et brûle tout sur son passage.

Voilà notre chevalier Georges qui longe la mer à la recherche de son dragon. Il chevaucha longtemps, longtemps et arriva un jour dans un nouveau pays, la Lybie, après avoir souffert de la soif et de la chaleur ainsi que son cheval.

Dans un étang voisin d’une ville nommée Silène habitait un dragon effroyable qui maintes fois avait mis en déroute la foule armée contre lui. Parfois, il s’approchait des murs et empoisonnait de son souffle tous ceux qui se trouvaient à sa portée. Pour apaiser la fureur de ce monstre et l’empêcher d’anéantir la ville entière, les habitants lui offraient chaque jour deux brebis entières. Mais bientôt le nombre de brebis se trouva si réduit que force fût aux habitants de tirer au sort une créature humaine et aucune famille ne fut exemptée de ce choix.

Le jour de l’arrivée de Georges le chevalier le sort désigna pour victime la princesse, fille unique du roi.

Vêtue d’une robe de mariée, attachée à un rocher à la sortie de la ville, la princesse attend donc la mort.

Le dragon souleva sa tête au-dessus de l’étang et le chevalier Georges monté sur son cheval assaille bravement le dragon qui court sur lui. Il brandit haut sa lance et fait au monstre une blessure qui le renverse sur le sol.  Il dit alors à la princesse » Mon enfant, ne crains rien et lance ta ceinture autour du cou du monstre ». La princesse fit ainsi et le dragon se redressant se mit à la suivre comme un petit chien.

La bête fut ensuite conduite à la ville où elle fut décapitée puis trainée hors les murs par quatre bœufs

Le chevalier Georges est le symbole du courage mais il était avant tout un soldat. Il est le protecteur des armées et le représentant des chevaliers.

Si vous ne croyez pas à la vérité de ce conte, allez dans le Hurepoix, dans un petit hameau appelé Blancheface « un nom de conte de fée » où il y a une toute petite chapelle avec une mare à côté. Dans cette chapelle, on peut voir au-dessus de l’autel une peinture murale qui représente un chevalier qui tue un dragon avec sa lance : C’est saint Georges représenté là. Et, qui sait, dans la mare, il y a très longtemps, très longtemps, y avait –il des dragons !!…

Claude HEZARD.

  

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