{"id":915,"date":"2020-07-03T06:52:55","date_gmt":"2020-07-03T05:52:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/?p=915"},"modified":"2020-07-03T07:18:22","modified_gmt":"2020-07-03T06:18:22","slug":"la-guerre-de-1870-1871-en-hurepoix-beauce-et-orleanais-par-claude-hezard","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/2020\/07\/03\/la-guerre-de-1870-1871-en-hurepoix-beauce-et-orleanais-par-claude-hezard\/","title":{"rendered":"La guerre de 1870-1871 en Hurepoix, Beauce et Orl\u00e9anais par Claude H\u00e9zard."},"content":{"rendered":"<p><strong>Il y a 150 ans, le 19 juillet 1870, c&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9but de la guerre de 1870-1871, compl\u00e8tement oubli\u00e9e. Voici les \u00e9lucubrations d&rsquo;un confin\u00e9, notre fid\u00e8le contributeur Claude H\u00e9zard,\u00a0 sur cette guerre dans notre r\u00e9gion.<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-916\" src=\"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Le-claron-246x300.png\" alt=\"\" width=\"246\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Le-claron-246x300.png 246w, http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Le-claron.png 330w\" sizes=\"(max-width: 246px) 100vw, 246px\" \/><\/p>\n<p>L\u2019Histoire de France est une longue succession de guerres mais on se souvient beaucoup plus des victoires glorieuses que des d\u00e9faites cuisantes. L\u2019une d\u2019elles est particuli\u00e8rement oubli\u00e9e, pourtant proche, c\u2019est la guerre de 1870-1871, qui a beaucoup touch\u00e9 nos r\u00e9gions.<\/p>\n<p>Je ne traiterai pas l\u2019ensemble de la guerre, dans l\u2019Est de la France, le si\u00e8ge de Paris et la Commune sur lesquels beaucoup de documents existent mais plut\u00f4t la guerre proche dans la Beauce et l\u2019Orl\u00e9anais, l\u2019histoire de l\u2019arm\u00e9e de la Loire et l\u2019occupation prussienne en Hurepoix en rappelant par quelques anecdotes ce qui s\u2019est pass\u00e9 dans nos villages proches.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la capitulation de Sedan, le 2 septembre 1870, l\u2019arm\u00e9e imp\u00e9riale command\u00e9e par Napol\u00e9on III, Empereur des Fran\u00e7ais \u00e9tait an\u00e9antie. Le gros des unit\u00e9s de combat de l\u2019arm\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re \u00e9tait alors hors de combat La capitulation de Napol\u00e9on III provoqua un soul\u00e8vement populaire \u00e0 Paris, la chute du second empire et la proclamation de la R\u00e9publique le 4 septembre 1870. Un gouvernement provisoire fut alors cr\u00e9\u00e9, qui s\u2019effor\u00e7a de r\u00e9organiser ce qui restait des arm\u00e9es fran\u00e7aises en d\u00e9route. Le si\u00e8ge de Paris se d\u00e9roula du 17 septembre 1870 au 28 janvier 1871.<\/p>\n<p>Le 27 octobre 1870, le g\u00e9n\u00e9ral Bazaine capitula \u00e0 Metz, lib\u00e9rant la 2<sup>\u00e8me<\/sup> arm\u00e9e allemande qui se porta au-devant de la 1<sup>\u00e8re<\/sup> arm\u00e9e de la Loire du G\u00e9n\u00e9ral Aurelle de Pradines. Celui-ci fut vainqueur des Bavarois \u00e0 Coulmiers \u00e0 l\u2019ouest d\u2019Orl\u00e9ans le 9 novembre 1870, mais fut battu \u00e0 Loigny le 2 d\u00e9cembre 1870. L\u2019arm\u00e9e allemande attaque alors la 2<sup>\u00e8me<\/sup> arm\u00e9e de la Loire (G\u00e9n\u00e9ral Chanzy) qui fut battu au Mans le 11 janvier 1871.<\/p>\n<p>Le 20 janvier 1871, le Gouvernement de la D\u00e9fense Nationale se r\u00e9solut \u00e0 demander l\u2019Armistice.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019occupation prussienne dans nos villages du Hurepoix.<\/strong><\/p>\n<p>On trouve assez peu d\u2019\u00e9crits sur l\u2019occupation prussienne dans nos villages du Hurepoix, une petite brochure sur l\u2019occupation de Saint Ch\u00e9ron, qui est en partie reproduite en Annexe, quelques mots dans le journal de la Soci\u00e9t\u00e9 Litt\u00e9raire de Dourdan sur l\u2019occupation de Sermaise et un article sur celle de Dourdan. Le Corpus Etampois relate l\u2019occupation d\u2019Etampes et sa r\u00e9gion, mais dans l\u2019ensemble, nos villages n\u2019ont pas trop souffert de l\u2019occupation de la Seine et Oise qui dura cinq mois.\u00a0 Les combats de l\u2019arm\u00e9e de la Loire eurent lieu plus au Sud, \u00e0 Chateaudun, Loigny et Orl\u00e9ans. Nous d\u00e9taillerons les r\u00e9quisitions effectu\u00e9es dans les communes \u00e0 cette occasion.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de monuments aux morts, \u00e0 proprement parler comme apr\u00e8s la grande guerre 1914-1918, ou ils ont disparus. Seuls dans les \u00e9glises comme Notre Dame de Sermaise et l\u2019\u00e9glise de Saint Ch\u00e9ron subsistent des plaques o\u00f9 sont grav\u00e9es les listes des soldats morts du village en 1870-1871.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <u>Village de Sermaise.<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9\u00a0 Litt\u00e9raire de Dourdan N\u00b0 17 D\u00e9cembre 1988.<\/p>\n<p>Les Allemands prennent Paris le 18 septembre puis occup\u00e8rent l\u2019Ile de France. Les premi\u00e8res r\u00e9quisitions eurent lieu \u00e0 Sermaise\u00a0 le 27 septembre 1870. Les habitants durent fournir 14 vaches, 15 hectolitres d\u2019avoine, 12 hl. de bl\u00e9, 109 quintaux de farine ainsi que les voitures destin\u00e9es \u00e0 transporter les denr\u00e9es. Ajouter \u00e0 cela\u00a0 le d\u00e9jeuner pour 27 hommes et la nourriture pour 28 chevaux. 15 hl. d\u2019avoine furent ensuite r\u00e9quisitionn\u00e9s le 25 octobre puis les 20 et 25 f\u00e9vrier 1871. Les 11 et 18 mars 1871 la nourriture pour 9 hommes et 18 chevaux fut \u00e9galement fournie. Comme les revenus de la commune \u00e9taient au plus bas, 34 habitants avanc\u00e8rent l\u2019argent permettant de rembourser les particuliers ayant subi des pr\u00e9judices \u00e0 cause des\u00a0 r\u00e9quisitions.<\/p>\n<p><em>Conseil Municipal en 1870-1871\u00a0:<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Mrs. Boutroux, Maire ,\u00a0 Gustave Ferrier, Adjoint<\/em><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <u>Commune de Saint Ch\u00e9ron.<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments sont extraits d\u2019une \u00ab\u00a0 Notice sur l\u2019Occupation Prussienne\u00a0de Saint Ch\u00e9ron\u00a0\u00bb publi\u00e9e en grande partie en Annexe. Pour plus de d\u00e9tails voir cette Annexe.<\/p>\n<p>Le village de Saint Ch\u00e9ron n\u2019eut pas trop \u00e0 souffrir de l\u2019occupation prussienne en 1870-1871 gr\u00e2ce au Maire Mrs. James et \u00e0 l\u2019Adjoint Mrs Porta qui ont jou\u00e9 au plus fin avec les autorit\u00e9s prussiennes concernant les r\u00e9quisitions.<\/p>\n<p>Les premiers prussiens sont arriv\u00e9s le 22 septembre 1870 au nombre de 4 ou 5\u00a0 puis le 25 septembre, une troupe de 20 hussards environ a commenc\u00e9 les r\u00e9quisitions. Le maire leur fait livrer 10 sacs d\u2019avoine en leur faisant signer un bon bien sup\u00e9rieur qu\u2019il utilisera plus tard. Le 27 septembre,\u00a0 visite de 4 escadrons de cuirassiers qui r\u00e9clament d\u2019autres r\u00e9quisitions. Le Maire fait charger 20 sacs de farine sur un chariot, prot\u00e9geant ainsi les stocks du moulin de Mirgaudon.<\/p>\n<p>Grace au Maire, il n\u2019y eut que 2 vaches de livr\u00e9es sur plus de 200 que comptait le village.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la prise du Mans, les Prussiens firent plus de 8000 prisonniers fran\u00e7ais du 17 au 20 janvier 1871<\/p>\n<p>En plus des r\u00e9quisitions les habitants furent impos\u00e9s d\u2019une contribution en argent de 2842 francs que le Maire r\u00e9ussit \u00e0 faire diminuer \u00e0 900 francs avec les bons de r\u00e9quisitions en nature d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9s et qu\u2019il avait conserv\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <u>Commune de Dourdan.<\/u><\/strong><\/p>\n<p><em>Extraits de l\u2019article de Joseph Guyot \u00ab\u00a0 La Guerre de 1870-1871\u00a0\u00bb, Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Historique de Dourdan et du Hurepoix n\u00b0 42 d\u00e9cembre 2001.<\/em><\/p>\n<p>Le 19 juillet 1870, le gouvernement imp\u00e9rial d\u00e9clarait la guerre \u00e0 la Prusse. Dourdan se r\u00e9veillait, stup\u00e9fait d\u2019avoir perdu la paix sans le savoir et le vouloir. Le sort en \u00e9tait jet\u00e9. A partir de ce jour-l\u00e0, la ville bien tranquille et prosp\u00e8re ne devait plus s\u2019occuper que de soldats.<\/p>\n<p>Le dimanche matin, le 4 septembre, un coup de foudre on apprenait que l\u2019arm\u00e9e \u00e9tait prise \u00e0 Sedan avec l\u2019Empereur et que Bazaine \u00e9tait prisonnier dans Metz. Paris avait fait une R\u00e9volution et la R\u00e9publique venait d\u2019\u00eatre proclam\u00e9e \u00e0 trois heures \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Ville.<\/p>\n<p>Le dimanche 18 septembre, l\u2019ennemi \u00e9tait \u00e0 Montlh\u00e9ry, l\u2019ennemi \u00e9tait \u00e0 Arpajon, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 quelques kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p>Mardi 21 septembre, l\u2019ennemi appara\u00eet\u00a0; un d\u00e9tachement de 38 hussards verts, venant de Limours descend la c\u00f4te de Liphard, envahit la gare, brise les fils et les appareils du t\u00e9l\u00e9graphe et en un instant fait le tour de la ville.<\/p>\n<p>Vendredi 23 septembre, on sait que l\u2019ennemi est \u00e0 Rochefort, \u00e0 St Cyr, \u00e0 St Arnoult o\u00f9 il a fait des r\u00e9quisitions et qu\u2019il est pass\u00e9 \u00e0 St Ch\u00e9ron et jusqu\u2019\u00e0 Sermaise.<\/p>\n<p>Dimanche 25 septembre \u00e0 sept heures et demie, une compagnie de Bavarois, sales et fatigu\u00e9s se pr\u00e9sente \u00e0 la mairie et r\u00e9quisitionne 100 kg de pain, 100 kg de viande, 100 l de vin,75 kg d\u2019avoine etc\u2026<\/p>\n<p>Mardi 27 septembre. Des officiers r\u00e9clament de la ville de nombreuses fournitures et imm\u00e9diates que des pourparlers r\u00e9duiront \u00e0\u00a0 8 vaches, 1500 kg d\u2019avoine, 100 kg de farine, 50 moutons, du vin\u00a0 et quelques kgs de sucre, caf\u00e9 et tabac.<\/p>\n<p>Vendredi 30 septembre. Quelques lettres arriv\u00e9es par un ballon tomb\u00e9 dans le d\u00e9partement de l\u2019Eure, apportent des nouvelles de Paris\u00a0: les op\u00e9rations militaires n\u2019ont encore rien de d\u00e9cisif. La capitale tient ferme et s\u2019est r\u00e9sign\u00e9e \u00e0 toutes les \u00e9ventualit\u00e9s de la lutte.<\/p>\n<p>Mercredi 5 octobre. Le canon gronde toute la journ\u00e9e. Les bons bruits s\u2019\u00e9vanouissent. On re\u00e7oit des bruits d\u2019engagement \u00e0 Tours et sur la route d\u2019Orl\u00e9ans en m\u00eame temps que celle de Chartres. 150 mobiles tu\u00e9s \u00e0 Epernon, Maintenon attaqu\u00e9, Rambouillet est maltrait\u00e9e. La bataille est sur le plateau.<\/p>\n<p>Lundi 10 octobre. Les patrouilles se succ\u00e8dent toutes les 2 heures. Les cavaliers vont rendre visite aux caves des ch\u00e2teaux de Servant et de Bonchamp. Une forte canonnade s\u2019entend dans plusieurs directions. On se bat \u00e0 Paris, on se bat du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans. D\u2019Artenay, les bless\u00e9s redescendent en grand nombre vers Etampes.<\/p>\n<p>La guerre va continuer, l\u2019ennemi semble s\u2019\u00eatre un peu \u00e9loign\u00e9 et ses visites sont moins fr\u00e9quentes. Mille r\u00e9cits se croisent sur la prise d\u2019Orl\u00e9ans, malheureusement vrais et le 17 octobre, l\u2019ennemi fait un mouvement sur la droite et marche sur Chartres. On pr\u00e9tend que Chateaudun br\u00fble, qu\u2019\u00e0 Gallardon et Auneau se cachent des francs-tireurs.<\/p>\n<p>Samedi 2 novembre, chacun commente les nouvelles\u00a0: succ\u00e8s \u00e0 Patay, concentration des allemands \u00e0 Angerville. On sait\u00a0 que la bataille est dans la plaine. le canon gronde au loin. Mr Thiers a \u00e9chou\u00e9\u00a0; Paris, que les s\u00e9ditieux ont voulu soulever est d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 mener une lutte sans merci.<\/p>\n<p>D\u00e9cembre 1870. Il n\u2019est pas fait mention dans l\u2019article de Mr Joseph Guyot de la bataille de Loigny ni de celle d\u2019Orl\u00e9ans. Seule note le mardi 13 d\u00e9cembre signale la retraite du gouvernement \u00e0 Bordeaux.<\/p>\n<p>Fin d\u00e9cembre, le thermom\u00e8tre descend jusqu\u2019\u00e0 \u2013 15 degr\u00e9s, le canon ne s\u2019en fait pas moins entendre souvent. L\u2019arm\u00e9e fait dans la tristesse.<\/p>\n<p>Dimanche 15 janvier. A midi, l\u2019\u00e9motion r\u00e8gne dans les rues. Une colonne de 500 prisonniers fran\u00e7ais, venant d\u2019Auneau, escort\u00e9e de 76 prussiens fait son entr\u00e9e dans\u00a0 la ville. Les malheureux ont \u00e9t\u00e9 pris au Mans dans les combats du 9. Ils marchent comme un troupeau.<\/p>\n<p>Mardi 31 janvier. Un trait\u00e9 se conclut. Paris va rouvrir ses portes.<\/p>\n<p>Mercredi 1 f\u00e9vrier. Un armistice existe depuis trois jours d\u00e9j\u00e0, on l\u2019ignorait ici. Les conditions sont encore inconnues. Chacun respire en pensant \u00e0 la paix.<\/p>\n<p>Dimanche 19 f\u00e9vrier. En outre des contributions ordinaires, des douzi\u00e8mes exig\u00e9s chaque mois, un imp\u00f4t extraordinaire de dix millions va \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9 sur le d\u00e9partement de la Seine et Oise. Les deux cantons de Dourdan sont tax\u00e9s, le nord \u00e0 270,271 francs, le sud \u00e0 226,631. L\u2019ex\u00e9cution militaire va commencer ici imm\u00e9diatement pour la lev\u00e9e d\u2019un imp\u00f4t que tout le monde ignorait, il y a une heure. 440 hommes occuperont la ville et on devra leur fournir nourriture et logement.<\/p>\n<p>Lundi 20 f\u00e9vrier. Assembl\u00e9s \u00e0 dix heures, les maires\u00a0 discutent vivement la mani\u00e8re\u00a0 dont se paiera cette contribution exorbitante. Un tableau de r\u00e9partition est dress\u00e9. A Dourdan dont la part est\u00a0 d\u2019une quarantaine de mille\u00a0 francs, la journ\u00e9e se passe \u00e0 recueillir les souscriptions.<\/p>\n<p>Dimanche 26 f\u00e9vrier. Les habitants voient s\u2019\u00e9loigner les garnissaires. Dourdan a \u00e9t\u00e9 ran\u00e7onn\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re heure.<\/p>\n<p>Mardi 28 f\u00e9vrier. Le soir,, un journal arrive et annonce la nouvelle de la Paix. Cette Paix est tellement douloureuse que ce jour r\u00eav\u00e9 est un jour de deuil.<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Monument aux morts de la guerre de 1870 au cimeti\u00e8re de Dourdan<\/em><\/p>\n<p><em>Noms inscrits sur la colonne\u00a0:<\/em><\/p>\n<p><em>Joseph A. Petit\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Alphonde Delarue<\/em><\/p>\n<p><em>Albert Chr\u00e9tien\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Leon Bouillon<\/em><\/p>\n<p><em>Jean Gatinel\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ange Baucart<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left; padding-left: 60px;\"><strong><u>Commune d\u2019Etampes.<\/u><\/strong><\/p>\n<p><em>Extrait du Corpus Etampois\u00a0: Charles Beranger- L\u2019arriv\u00e9e des Prussiens \u00e0 Etampes ( r\u00e9cit manuscrit 1870).<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le 17 septembre 1870 nous \u00e9tions compl\u00e8tement coup\u00e9s de Paris et l\u2019arm\u00e9e bavaroise avait travers\u00e9 la Seine \u00e0 Corbeil, marchant vers la capitale par la route d\u2019Orl\u00e9ans et les autres routes du midi. Mais Etampes \u00e9tait tout \u00e0 fait en dehors de son action imm\u00e9diate.<\/p>\n<p>Le lundi 19 septembre, d\u00e8s l\u2019aurore, pour la premi\u00e8re fois, nous entend\u00eemes distinctement le canon dans la direction de Paris. Les coups se suivaient, sourds et pr\u00e9cipit\u00e9s et entra\u00eenaient un\u00a0 p\u00e9nible ressentiment\u00a0; c\u2019\u00e9tait le jour des vendanges et la population d\u2019Etampes, r\u00e9pandue sur les coteaux \u00e9coutait fr\u00e9missante ces coups lointains. C\u2019est le lendemain que nous devions voir les premiers Allemands. Ils occupaient Montlh\u00e9ry et Arpajon. On nous les signala \u00e0 Etr\u00e9chy, o\u00f9 quelques habitants de la ville, plus curieux que les autres, s\u2019empress\u00e8rent d\u2019aller et jug\u00e8rent m\u00eame \u00e0 propos de leur payer \u00e0 boire. Les dragons accept\u00e8rent, mais au courant de leur m\u00e9tier, empoign\u00e8rent quelques uns des curieux pour leur servir d\u2019otages.<\/p>\n<p>Samedi 24 septembre \u00e0 midi, un d\u00e9tachement assez important arrivait \u00e0 Etampes. Ils venaient du cot\u00e9 de Paris par la grande route et se composait d\u2019un groupe d\u2019une soixantaine de dragons qui tra\u00eenait derri\u00e8re lui un chariot charg\u00e9 de quelques sacs d\u2019avoine r\u00e9quisitionn\u00e9s en route et pensant en obtenir davantage \u00e0 Etampes. Mais, devant le refus de la municipalit\u00e9, le commandant, ne se trouvant pas en force, se d\u00e9cida \u00e0 ramener ses hommes par o\u00f9 ils \u00e9taient venus. Tous ces d\u00e9tachements provenaient d\u2019un corps de cavalerie plus consid\u00e9rable qui bivouaqua la nuit sur la route de Paris et poussa le lendemain, le dimanche 25 septembre, une reconnaissance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9glise Saint Martin mais toujours sans rien prendre. Cette fois on compta 40 cavaliers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les batailles de l\u2019Arm\u00e9e de la Loire.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>La bataille de Chateaudun 18 octobre 1870.<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Le 18 octobre 1870 marque une phase d\u00e9cisive dans la guerre franco-allemande de 1870-1871. Cet \u00e9v\u00e9nement montre un d\u00e9cha\u00eenement de violences sur une ville et sa population, jusqu\u2019\u00e0 incendier presque la moiti\u00e9 de la ville pour avoir r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l\u2019envahisseur.<\/p>\n<p>En effet, un noyau de francs-tireurs semaient la terreur en Beauce depuis septembre 1870, avec comme base la ville de Chateaudun. Plusieurs coup de main ayant eu lieu contre les troupes allemandes, le commandement allemand devait placer Chateaudun comme cible prioritaire.<\/p>\n<p>Le 18 octobre vers midi, un corps de 12000 Prussiens et Bavarois \u00e9quip\u00e9s d\u2019artillerie et de cavalerie attaque la cit\u00e9 dunoisel avec la ferme intention d\u2019an\u00e9antir les francs-tireurs, surtout les francs-tireurs de Paris, cette unit\u00e9 ayant mis \u00e0 mal les Prussiens \u00e0 Ablis le 8 octobre et ayant fait 69 prisonniers. Voici le r\u00e9sum\u00e9 de cette journ\u00e9e terrible, le 18 octobre 1870 lorsque les troupes prussiennes se pr\u00e9sent\u00e8rent devant Chateaudun. Quelques gardes nationaux, une poign\u00e9e de volontaires, un corps de francs-tireurs, 1200 hommes en tout occupaient la ville. Lorsque les Uhlans de l\u2019avant-garde ennemie se pr\u00e9sent\u00e8rent, des ouvriers du chemin de fer se jet\u00e8rent sur eux, n\u2019ayant pour armes que leurs outils. Puis la ville se couvrit de barricades. De midi \u00e0 9h du soir des canons envoy\u00e8rent sur la ville leurs obus. Les murs s\u2019\u00e9croulaient, les toits s\u2019effondraient, les flammes de dix incendies montent vers le ciel mais les d\u00e9fenseurs de Chateaudun tiennent toujours.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>Les Batailles d\u2019Orl\u00e9ans.<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Les batailles se composent de deux mouvements bien distincts, les 11 octobre 1870 et 5 novembre avec la prise et l\u2019\u00e9vacuation d\u2019Orl\u00e9ans par le premier corps bavarois, puis du 2 au 4 d\u00e9cembre 1870 alors que l\u2019arm\u00e9e prussienne est dirig\u00e9e par le prince Fr\u00e9d\u00e9ric Charles.<\/p>\n<p>A Artenay le 10 octobre 1870, l\u2019avant-garde fran\u00e7aise, forte de 8000 hommes 16 canons, rencontre l\u2019arm\u00e9e prussienne de 14000 hommes et 100 canons. Les fran\u00e7ais sont battus et se replient dans la for\u00eat d\u2019Orl\u00e9ans perdant 900 hommes alors que les prussiens en perdent 200. Les prussiens d\u00e9cident de ne pas attaquer de front et s\u2019infiltrent jusqu\u2019\u00e0 la Chapelle Saint Mesmin. Les prussiens envoient un parlementaire pour demander l\u2019occupation d\u2019Orl\u00e9ans en mena\u00e7ant de bombarder la ville. A 10 h. Aurelle de Paladines ordonne l\u2019\u00e9vacuation de la ville<\/p>\n<p>Le 5 novembre 1870 les Bavarois \u00e9vacueront Orl\u00e9ans.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la bataille de Loigny le G\u00e9n\u00e9ral Aurelle d\u00e9cide de se retirer dans le camp retranch\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans et la bataille a de nouveau lieu du 2 au 4 d\u00e9cembre 1870. Le quartier g\u00e9n\u00e9ral fran\u00e7ais \u00e9tait dirig\u00e9 par le G\u00e9n\u00e9ral Aurelle de Paladines. Le quartier g\u00e9n\u00e9ral allemand \u00e9tait \u00e0 Artenay avec le Prince Fr\u00e9d\u00e9ric Charles de Prusse avec 30.000 hommes face \u00e0 l\u2019Arm\u00e9e de la Loire comprenant 80.000 hommes. Les pertes pour ces deux jours furent de 1700 tu\u00e9s cot\u00e9 Prussiens et 7000 tu\u00e9s et bless\u00e9s pour l\u2019Arm\u00e9e de la Loire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>La bataille de Loigny \u2013 2 d\u00e9cembre 1870.<\/u><\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-917\" src=\"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/90.La_bataille_de_Loigny_C_Castellani_1879-300x238.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"238\" srcset=\"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/90.La_bataille_de_Loigny_C_Castellani_1879-300x238.jpg 300w, http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/90.La_bataille_de_Loigny_C_Castellani_1879.jpg 758w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>C\u2018est au c\u0153ur de la plaine de la Beauce, \u00e0 Loigny, que se joue une terrible bataille au cours de la guerre de 1870-1871. Neuf mille hommes y sont tomb\u00e9s en quelques heures, ce qui marque la m\u00e9moire collective dans les environs. Le village de Loigny, au centre des combats a cr\u00e9\u00e9 un mus\u00e9e et le village porte son nom, Loigny la Bataille. La bataille s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e au nord d\u2019Orl\u00e9ans sur le \u00a0\u00a0territoire des communes de Terminiers, Loigny, Lumeau et Poupry \u00e0 14 km de Patay le 2 d\u00e9cembre, \u00e0 la fin de la guerre Cet affrontement qui opposa 3 corps de l\u2019Arm\u00e9e de la Loire \u00e0 l\u2019arm\u00e9e allemande coupa \u00e0 l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise la route de Paris et annon\u00e7a la fin de la campagne de l\u2019arm\u00e9e de la Loire et amor\u00e7a la d\u00e9faite de la France.<\/p>\n<p>L\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise est l\u2019arm\u00e9e de la Loire sous la direction du G\u00e9n\u00e9ral Chanzy, 45.000 hommes et comprend le 16<sup>\u00e8me<\/sup> Corps G\u00e9n\u00e9ral Chanzy, le 17<sup>\u00e8me<\/sup> Corps G\u00e9n\u00e9ral De Roonis et le 15<sup>\u00e8me<\/sup> Corps. L\u2019arm\u00e9e allemande sous la direction du Grand-Duc de Mecklembourg comprend 35.000 hommes Il y aura des 2 cot\u00e9s 4000 tu\u00e9s. Au cours de ces combats, il y aura une charge du 17<sup>\u00e8me<\/sup> Corps sur Loigny dans le but de reprendre le village par le G\u00e9n\u00e9ral de Roonis. Ce dernier sera gri\u00e8vement bless\u00e9 \u00e0 la cuisse. La charge continua atteignit Loigny, mais se heurta \u00e0 une contre-attaque de deux bataillons ennemis. Le 16<sup>\u00e8me<\/sup> et 17<sup>\u00e8me<\/sup> Corps entreprennent une retraite confuse.<\/p>\n<p><u>Le h\u00e9ros de la bataille de Loigny, Louis Gaston de Roonis<\/u><\/p>\n<p>Il est n\u00e9 \u00e0 Pointe \u00e0 Pitre en 1825 et il meurt \u00e0 Paris le 15 ao\u00fbt 1887. C\u2019est un officier de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise qui s\u2019est particuli\u00e8rement illustr\u00e9 \u00e0 la bataille de Loigny o\u00f9 il perdit une jambe. Il fait ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00e9cole militaire de St Cyr et \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019application de cavalerie de Saumur. Il commande en Alg\u00e9rie puis en Italie o\u00f9 il est \u00e0 la t\u00eate de la charge de son escadron \u00e0 la bataille de Solf\u00e9rino.\u00a0 Il est nomm\u00e9 G\u00e9n\u00e9ral commandant du 17<sup>\u00e8me<\/sup> Corps de l\u2019Arm\u00e9e de la Loire. Il a combattu en\u00a0\u00a0 1870\u00a0\u00a0 \u00e0 la t\u00eate des Zouaves Pontificaux et des volontaires de l\u2019Ouest \u00e0 Loigny. Gri\u00e8vement bless\u00e9 lors des combats, il fut amput\u00e9 de la jambe gauche le 4 d\u00e9cembre 1870. Officier tr\u00e8s pieux, il fut anobli par le pape L\u00e9on XIII et titr\u00e9 \u00ab Comte Romain et de la Soule\u00a0\u00bb en 1880.<\/p>\n<p>Mais qui \u00e9taient ces zouaves pontificaux que commandait le g\u00e9n\u00e9ral de Roonis\u00a0? Il faut rappeler succinctement quelques faits historiques. Afin de r\u00e9aliser l\u2019Unit\u00e9 Italienne, Victor Emmanuel II, Roi de Pi\u00e9mont et Sardaigne fit alliance en 1859 avec Napol\u00e9on III, pour d\u00e9clarer la guerre \u00e0 l\u2019Autriche qui occupait une partie de l\u2019Italie. L\u2019Autriche fut vaincue, mais apr\u00e8s diverses p\u00e9rip\u00e9ties, les troupes r\u00e9volutionnaires men\u00e9es par Garibaldi envahirent les Etats Pontificaux. Le Pape Pie X fit alors appel \u00e0 Napol\u00e9on III qui envoya une brigade fran\u00e7aise, les zouaves pontificaux. Les Garibaldiens furent battus en 1867 mais du fait de la guerre de 1870, le bataillon fran\u00e7ais fut rapatri\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Pour en savoir plus sur la c<\/b><strong>hronologie de la\u00a0<\/strong><b>guerre de 1870-1871 et sur\u00a0l<strong>\u2019occupation prussienne \u00e0 Saint Ch\u00e9ron, je<\/strong> vous invite \u00e0 lire\u00a0 mon article\u00a0 dans sa version compl\u00e8te que vous trouverez en pi\u00e8ce jointe.<\/b><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/La-guerre-de-1870-1871-en-Hurepoix-Beauce-et-Orl\u00e9anais.pdf\">La guerre de 1870 1871 en Hurepoix, Beauce et Orl\u00e9anais<\/a><\/p>\n<p><strong>Bonne lecture .<\/strong><\/p>\n<p><strong>Claude H\u00e9zard.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Article mis en ligne par Patrick Daviot.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Autre pi\u00e8ce jointe,\u00a0carte explicitant les mouvements de troupes lors la guerre Franco-Allemande de 1870 1871.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Carte-de-la-guerre-Franco-Allemande-de-1870-1871.pdf\">Carte de la guerre Franco-Allemande de 1870 1871<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a 150 ans, le 19 juillet 1870, c&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9but de la guerre de 1870-1871, compl\u00e8tement oubli\u00e9e. Voici les \u00e9lucubrations d&rsquo;un confin\u00e9, notre fid\u00e8le contributeur Claude H\u00e9zard,\u00a0 sur cette guerre dans notre r\u00e9gion. L\u2019Histoire de France est une&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mi_skip_tracking":false},"categories":[1],"tags":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/915"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=915"}],"version-history":[{"count":15,"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/915\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":980,"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/915\/revisions\/980"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=915"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=915"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.sermaisepatrimoine.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=915"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}